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Inégalités femmes-hommes à l’hôpital : agir ensemble avec Donner des Elles à la santé.
Inégalités femmes-hommes à l’hôpital : agir ensemble avec Donner des Elles à la santé.

Depuis trois ans, l’association Donner des ELLES à la Santé alerte sur les difficultés rencontrées par les femmes médecins au cours de leur carrière et propose des pistes pour y remédier. Ce troisième baromètre dresse un constat sans appel. Bien qu’une prise de conscience collective de l’importance de la parité femmes-hommes émerge, le secteur de la santé reste à la traîne. Aujourd’hui, à l’hôpital, 85% des femmes médecins déclarent s’être senties discriminées du fait de leur sexe dans leur parcours professionnel, et 80% disent avoir déjà été victimes de comportements sexistes. Les chiffres de ce baromètre révèlent un climat général d’insatisfaction et une réelle baisse de motivation des médecins en général, femmes et hommes.

Une satisfaction professionnelle en déclin chez les médecins

Au-delà des discriminations et des agissements à caractère sexiste, le niveau de satisfaction des médecins hospitaliers à l’égard de leur vie professionnelle reste majoritaire (77%) mais se détériore (-5 points par rapport à 2021). Par ailleurs, un an après le Ségur de la Santé, seul 23% des médecins se disent être pleinement satisfait de sa situation. Presque un tiers déclare réfléchir très sérieusement à démissionner de leurs fonctions hospitalières ou ne plus exercer la profession de médecin (29%). Les femmes médecins se déclarent toujours moins satisfaites que les hommes sur la totalité des indicateurs concernant leur vie professionnelle et plus spécifiquement sur : leur niveau d’avancement (76% contre 83% pour les hommes), le respect de la parité pour les postes à responsabilité (60% contre 84% pour les hommes), l’équilibre vie professionnelle/vie privée (51% contre 66% pour les hommes) et leur rémunération (41% contre 53% pour les hommes). L’ambition professionnelle et la vocation des médecins sont donc aujourd’hui, fortement questionnées. Un médecin hospitalier sur deux ne souhaite pas avoir plus de responsabilités qu’aujourd’hui.

La discrimination des femmes médecins s’intensifie au début de leur parcours

Dans ce climat d’insatisfaction générale, le phénomène de discrimination persiste. 85% des femmes médecins interrogées déclarent avoir été confrontées à des situations discriminatoires au cours de leur carrière. Un taux qui retrouve son niveau de 2021, voire qui augmente dans les premières années de médecine : 37% parmi elles disent avoir été discriminées durant leurs 3 premières années (une augmentation de 5 points par rapport à 2021) et jusqu’à l’internat (59% des femmes concernées). Le soutien aux plus jeunes femmes médecins est donc plus qu’une nécessité.

Les discriminations subies par les femmes restent à des niveaux très élevés et aucun comportement n’est en réelle diminution continue depuis la 1ère vague de l’observatoire :

  • Pour 72% des femmes, les hommes sont plus présents qu’elles dans les activités de représentation (conférences, réunions institutionnelles, congrès, plateaux de télévision).
  • 68% des femmes considèrent qu’à travail égal, les hommes sont plus valorisés que les femmes.
  • 65% déclarent que les femmes médecins se voient dire que la maternité et la vie de famille les empêcheront d’accéder à des postes à responsabilité, 40% qu’elles manquent d’ambition et 36% qu’elles ont moins de capacité que les hommes.

Ce plafond de verre auquel se heurtent les femmes médecins représente un réel frein pour leur carrière et leur ambition professionnelle.

Sexisme & préjugés : un ancrage toujours aussi profond partagé par tous les médecins

80% des femmes médecins affirment avoir été victimes de comportements sexistes au sein de l’hôpital. Elles déclarent subir des propos déplacés sur le physique (67%) et leurs compétences professionnelles (67%), des questions et comportements intrusifs sur leur vie privée ou sexuelle (53%) ainsi que des gestes inappropriés à connotation sexuelle (33%). Seules 16% des femmes ayant subi une situation sexiste en ont parlé à quelqu’un.

Cette situation n’échappe pas aux hommes médecins hospitaliers qui déclarent avoir eu connaissance de propos déplacés sur le physique d’étudiantes ou de femmes médecins (77%), sur leurs compétences professionnelles (69%) et des comportements intrusifs sur leur vie privée ou sexuelle (56%). Un tiers d'entre eux déclare même avoir eu connaissance de situations d’agressions sexuelles (33%). En même temps, les stéréotypes restent toujours fortement ancrés chez tous les médecins hospitaliers, ils ont même tendance à augmenter : beaucoup d’hommes considèrent que les femmes médecin à l’hôpital doivent sacrifier en partie leur vie de famille (64%, +4 points depuis 2021), que l’on exagère les inégalités entre les sexes dans le milieu hospitalier (63%, +1 point), ou encore que les hommes sont plus ambitieux que les femmes (39%, comme en 2021). De leur côté, 80% des femmes sont convaincues « qu’il est plus difficile pour une femme que pour un homme d’avoir une carrière réussie à l’hôpital car elle doit accepter de sacrifier sa vie de famille ». Ces stéréotypes sont, une fois encore, largement partagés par les hommes, mais aussi par un certain nombre de femmes médecins. Phénomène préoccupant : ils continuent d’augmenter chez les hommes médecins !

Passer du constat à une mobilisation réelle : ensemble, accélérons le changement !

Une majorité de médecins (les femmes comme les hommes) se dit favorable à la mise en place d’une règle de parité pour tous les postes à responsabilité comme par exemple doyen et vice-doyen (68%), président(e) de conseil ou de commission (67%) ou encore chef(fe) de service (65%). Un signal encourageant qu’il s’agit de concrétiser, d’autant plus que la participation des hommes sera déterminante.

En trois ans, l’association Donner des ELLES à la Santé a accompagné une trentaine d’établissements hospitaliers dans le lancement de leur démarche égalité en mettant à disposition notamment un accompagnement pour la mise en œuvre d’une charte, formalisant l’engagement des différents acteurs avec des indicateurs de suivi et de bilan précis, en leur proposant également des conseils et des outils simplifiés pour gagner du temps et favoriser la mise en place rapide d’actions concrètes.

L’association Donner des ELLES à la Santé rappelle l’importance d’agir et l’impact positif que ce type de transformation apporte à la fois aux établissements hospitaliers, mais aussi à l’ensemble des professionnels de santé.

« Ces chiffres du baromètre de 2022 sont sans appel. Ils confirment que nous devons nous mobiliser collectivement, même si nous saluons une prise de conscience qui semble se renforcer. La démarche d’égalité femmes-hommes à l’hôpital doit se poursuivre, jour après jour, semaine après semaine, année après année, établissement par établissement, pour enfin donner aux femmes médecins le pouvoir d’agir aux côtés de leurs alliés, les hommes médecins, et défendre un engagement commun pour la parité : de la faculté de médecine aux plus hautes instances de gouvernance de notre système de santé. Il en va de l’efficience de ce système, de la performance de nos établissements et avant tout de la qualité des soins que nous pouvons apporter aux patients » indique le Dr Géraldine Pignot, Présidente de Donner des ELLES à la Santé et Urologue à l’Institut Paoli Calmettes à Marseille.

Donner des Elles à la Santé est une association loi 1901, née de la rencontre entre deux femmes, profondément engagées dans l’égalité des femmes et des hommes dans le monde de la santé, mais aussi dans la société dans son ensemble : Géraldine Pignot, Chirurgienne & Présidente de l’association et Emmanuelle Quilès, Présidente de Janssen France. Leur constat est sans appel : malgré une nette féminisation médicale, il y a encore trop peu de femmes à des postes à responsabilité en médecine. Pourtant, la mixité est un facteur de cohésion et d’innovation et les industries de la santé qui ont réussi ce virage sont prêtes à renforcer les synergies avec le monde hospitalier. Donner des Elles à la Santé s’engage activement depuis deux ans pour mobiliser tous les acteurs de la santé vers un changement de culture et d’organisation, afin que le monde de la santé s’enrichisse de cette diversité.
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